C’était jusqu’à présent le seul continent qui en avait été épargné, mais le cadavre d’un oiseau migrateur, porteur de la grippe aviaire, H5N1, a été retrouvé samedi 20 juin sur une plage de l’ouest de l’Australie. Il s’agit donc du premier cas détecté de ce virus redoutable sur le continent, qui abrite une importante industrie volaillère ainsi que de nombreuses espèces endémiques d’oiseaux.
De premiers signes de grippe H5 avaient été relevés en octobre dernier, sur les îles Heard et McDonald, en zone Antarctique, à 4 000 km des côtes australiennes, mais le continent, jusqu’à présent, y avait échappé. Cela n’est désormais plus le cas, avec au moins un cas confirmé chez un oiseau marin migrateur, un labbe brun, dans une région reculée de l’Australie-Occidentale. Des échantillons prélevés sur un autre oiseau malade, un pétrel géant, ont également donné un résultat positif présumé.
Mais il est en revanche encore trop tôt pour parler d’épidémie, selon Julie Collins, la ministre australienne de l’Agriculture. (...)
La souche H5 a provoqué des maladies graves et des taux de mortalité élevés chez les volailles, les oiseaux sauvages et les mammifères touchés à travers le monde. Les mammifères marins ont également été infectés, et des cas ont été détectés chez d’autres animaux tels que les chats, les chèvres, les alpagas et les porcs. Les cas chez les humains restent rares mais les experts craignent qu’une forte circulation ne facilite une mutation du virus qui lui permettrait de passer d’un humain à un autre.
Une faune sauvage vulnérable
L’Australie se prépare depuis des années à l’arrivée de la grippe aviaire, et semble plutôt bien armée pour éviter une hécatombe dans ses élevages de poulet. En revanche, les autorités reconnaissent qu’elles ne pourront pas faire grand chose si le virus se répand dans la faune sauvage. (...)