Ce sont les négociations les plus rapides jamais vues. Alors que 3 millions de grévistes et plusieurs mois de mobilisation pour les retraites ont été traitées avec mépris par le gouvernement l’an dernier, il a suffit de deux manifestations de policiers pour que le gouvernement fasse couler l’argent à flots.
Ces dernières semaines, les policiers demandaient des mesures spéciales dans le cadre des Jeux Olympiques. Autrement dit, des cadeaux supplémentaires pour faire leur travail. C’est comme si les professeurs exigeaient des bonus pour donner cours aux classes chiantes, ou si les éboueurs demandaient à être mieux payés pour les poubelles plus sales.
Ce mardi 30 janvier, Darmanin s’est déplacé personnellement pour cirer les bottes des policiers, devant les syndicats du secteur. Il a annoncé des mesures dont aucune profession en France n’ose rêver. (...)
Combien va coûter tout ça ? Plusieurs dizaines de millions d’euros minimum.
(...) On rappelle que la police a déjà obtenu diverses primes après les Gilets Jaunes, mais aussi les déplacements en train gratuits ou encore de ne pas être concernée par la réforme des retraites. (...)
En revanche, ces Jeux Olympiques auront lieu dans une immense violence sociale. Les SDF et les exilés sont chassés de Paris pour “nettoyer” la capitale avant la compétition. Des milliers de logements étudiants sont réquisitionnés. Des athlètes se plaignent de ne pas avoir les moyens suffisants pour s’entraîner. Les bénévoles qui aideront à l’organisation des Jeux devront « se débrouiller pour se loger » à Paris, a déclaré le Ministère des sports. Les transports parisiens sont défaillants, les hôpitaux dans le rouge… Rien n’est prêt pour les JO, sauf la répression.