Plus de 26 000 migrants sont entrés en Croatie en 2024, mais seul un très petit nombre d’entre eux y ont demandé l’asile. La grande majorité poursuivent leur route vers d’autres États membres de l’UE, en essayant de rester invisibles pour éviter les "pushbacks".
Pour les migrants qui cherchent à se rendre au nord-ouest de l’Europe par la route des Balkans, la Croatie est souvent une étape incontournable. On y entre après avoir traversé la Bosnie ou la Serbie, deux pays qui ne font pas partie de l’Union européenne (UE).
La Croatie, elle, fait aussi partie de l’espace de libre-circulation Schengen depuis le 1er janvier 2023. Le pays a ainsi rejoint l’espace de libre circulation des personnes, sans contrôles aux frontières intérieures - ce qui, en théorie, permet aux exilés de sortir du pays et passer en Slovénie ou en Italie voisines sans être contrôlés.
"Un total de 26 534 passages illégaux de frontières ont été enregistrés au cours des dix premiers mois de 2024", détaille le ministère croate de l’Intérieur. La plupart de ces migrants sont originaires d’Afghanistan, de Syrie, de Turquie, de Russie et d’Egypte.
Des migrants moins "visibles" en Croatie
Mais "seules 3,6 % des personnes qui ont déclaré leur intention de demander une protection internationale en Croatie déposent effectivement une demande officielle", explique le ministère croate de l’Intérieur. "Nous n’avons aucune information sur les pays dans lesquels ces gens sont allés." (...)