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RFI
La justice allemande accuse l’Ukraine d’avoir ordonné le sabotage de Nord Stream, la Russie réagit
#guerreenUkraine #NordStream #gazoducs
Article mis en ligne le 4 juillet 2026

Nouveau développement dans l’affaire Nord Stream, ces gazoducs russo-allemands sabotés en mer Baltique en septembre 2022. Ce jeudi 2 juillet, la justice allemande a inculpé un ancien officier ukrainien, soupçonné d’avoir participé au commando à l’origine des explosions. Le parquet évoque un plan mené à la demande des autorités ukrainiennes, ce que Kiev a toujours nié. À Moscou, le Kremlin estime ce vendredi que cette affaire doit être prise en compte dans les discussions sur l’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne.

Le suspect « et d’autres militaires ont élaboré, à la demande des autorités ukrainiennes, un plan visant à détruire les gazoducs Nord Stream 1 et Nord Stream 2 », a indiqué le parquet dans un communiqué, rappelant que ces conduites sous-marines ont été sabotées à l’explosif en septembre 2022. Il est accusé d’un « crime de guerre consistant en une attaque contre des infrastructures civiles », d’avoir « causé une explosion à l’aide d’explosifs », de destruction d’ouvrage et de « perturbation d’installations publiques ». (...)

Un sabotage pour empêcher durablement la livraison de gaz russe vers l’Europe

L’ancien officier ukrainien, Serhii K. est accusé d’avoir participé à un commando qui aurait loué un voilier en Allemagne, avant de poser des charges explosives sur les gazoducs Nord Stream 1 et 2, près de l’île danoise de Bornholm, en septembre 2022.

Le gazoduc Nord Stream 2 n’était pas en service à ce moment-là. Par contre, le Nord Stream 1 fournissait, avant l’invasion russe de l’Ukraine, environ la moitié des besoins annuels en gaz naturel de l’Allemagne.

Selon le parquet allemand, l’objectif aurait été d’empêcher durablement les livraisons de gaz russe vers l’Europe.

L’UE ne doit pas ignorer l’implication présumée de Kiev, estime Moscou

Pour le porte-parole de la présidence russe, les éléments présentés par la justice allemande montrent l’implication de l’Ukraine dans ce qu’il qualifie d’« acte terroriste » contre une infrastructure critique européenne. (...)

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, de son côté, dit ne pas disposer de suffisamment d’éléments pour répondre en détail à ces accusations. L’accusé avait été arrêté le 21 août 2025 en Italie puis extradé en septembre d’Italie vers l’Allemagne.