Au lendemain d’une frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth, dimanche 8 juin, les bombardements continuent de toucher le sud et l’est du pays. Des attaques qui coûtent des vies, mais détruisent aussi les moyens de subsistance de nombreuses familles. Parmi les armes utilisées par l’armée israélienne figure parfois le phosphore blanc. Dernier cas signalé : un bombardement sur la ville de Nabatieh, documenté par l’ONG Green Southerners. Rencontre avec des agriculteurs qui ont déjà subi les conséquences de ces frappes.
(...) Sader Hachem a ses terres à Mansouri, proche de la frontière. Une zone bombardée au phosphore blanc le 19 mai dernier, selon l’ONG Greensoutherners. Sa terre n’a pas été directement touchée, mais il s’inquiète :
« Les dégâts seraient imprévisibles, honnêtement. C’est une terre morte. Une terre véritablement morte. Je ne suis même pas sûr que le sol puisse être restauré », se désole Sader Hachem. (...)
Une utilisation documentée à de nombreuses reprises
Arme incendiaire, le phosphore blanc est interdit par le droit international lorsqu’il est utilisé dans des zones civiles fortement peuplées. L’ONG Human Rights Watch a documenté ce genre de cas à de nombreuses reprises. (...)
crédit image : Al Jazeera, CC BY 3.0, via Wikimedia Commons
Les ONG et les autorités libanaises dénoncent une véritable politique de la terre brûlée employée par l’armée israélienne au sud du Liban.