Au Liban, le temps presse pour les enfants qui, en plus d’être des victimes directes de la guerre, risquent d’être privés d’école à la rentrée prochaine. Établissements détruits ou endommagés par les bombardements israéliens. Au moins 100 000 élèves pourraient ne pas trouver le chemin de l’école en septembre, alerte l’organisation qui appelle à une réhabilitation urgente.
Depuis la reprise de la guerre entre Israël et le Hezbollah début mars, 250 enfants ont été tués, plus de 1 000 blessés.
Les destructions des écoles sont un choc de plus pour des enfants déjà traumatisés par des années de conflit, souligne le porte-parole de l’Unicef au Liban, Christophe Boulierac. Il s’agit « à la fois de stress post-traumatique et d’une perte complète de la notion de routine, de normalité et de sécurité. Tout cela laisse des traces profondes », explique-t-il.
« L’école, dans ce contexte, c’est le moyen finalement de tenir le coup. Ce n’est pas que académique évidemment, il faut étudier, mais il faut aussi apprendre à revivre normalement quand on a connu l’horreur parce que c’était d’une brutalité inouïe », souligne Christophe Boulierac.
Réhabilitation complète nécessaire
Selon un premier état des lieux des autorités libanaises, 340 bâtiments ont été endommagés, dont 17 totalement détruits. Certains nécessitent une réhabilitation complète, souligne l’Unicef. (...)