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RFI
Mali : « les belligérants commettent à nouveau de graves exactions », dénonce Human Rights Watch
#Mali #HRW
Article mis en ligne le 29 juin 2026

Dans un nouveau rapport sur le Mali publié ce lundi 29 juin, l’ONG de défense des droits humains s’intéresse aux exactions commises dans le pays par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim) et par l’armée malienne et ses supplétifs russes de l’Africa Corps depuis les attaques du 25 avril dernier. Ce jour-là, les jihadistes et leurs partenaires du Front de libération de l’Azawad avaient notamment tué le ministre malien de la Défense et conquis la ville de Kidal, dans le Nord.

Human Rights Watch (HRW) publie un nouveau rapport sur le Mali, ce lundi 29 juin, dans lequel l’ONG de défense des droits humains se penche cette fois sur les violences commises depuis les attaques du 25 avril au cours desquelles les jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim), liés à Al Qaeda, et les indépendantistes du Front de libération de l’Azawad (FLA) avaient notamment tué le ministre de la Défense, Sadio Camara, et conquis la ville de Kidal, dans le Nord.

À la suite de ce pic, l’armée malienne et ses partenaires russes de l’Africa Corps ont en effet intensifié leurs opérations « antiterroristes », alors que les jihadistes du Jnim ont imposé de nouveaux blocus sur les populations civiles. Dans ce contexte, Human Rights Watch a enquêté sur les exactions commises par les différentes parties au conflit.

S’il n’existe aucun bilan officiel des attaques multiples du 25 avril, HRW en propose un partiel (...)

L’ONG rappelle également l’exécution publique d’un civil à Tonka, dans la région de Tombouctou, et les attaques de camions-citernes qui, depuis septembre 2025, tuent des chauffeurs routiers, provoquent de graves pénuries de carburant et d’électricité, perturbent l’éducation et paralysent la vie quotidienne. (...)

HRW a proposé un droit de réponse au ministère malien de la Justice, qui n’a pas donné suite. Le Jnim, de son côté, lui a répondu et tenté de se justifier en expliquant que les civils visés ne respectaient pas les règles édictées par les jihadistes dans les zones qu’ils contrôlent.

L’organisation rappelle que le droit humanitaire interdit toute attaque « délibérée ou aveugle contre des civils ». (...)

Sur le site de Human Rights Watch :
Mali, Événements de 2025