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Maroc : mobilisation des travailleur·se·s agricoles contre la corruption foncière et pour la défense de leurs droits
#Maroc #agriculteurs #corruptionFonciere #speculation
Article mis en ligne le 28 juin 2026
dernière modification le 27 juin 2026

Le lundi 22 juin, à partir de 11h00, plus de 70 travailleur·euse·s agricoles des régions de Kénitra, Sidi Kacem et Sidi Slimane se sont rassemblé·e·s devant le siège de l’Agence de Développement Agricole à Rabat. Ces travailleur·euse·s sont employé·e·s par les entreprises agricoles « SAAG », « Amlak Amalala », « Jardins d’Ourebza », « Helista », « Mlih Akri » ainsi que par le Groupe Derham.

Ces entreprises sont parties prenantes, aux côtés de l’État, dans des contrats d’investissement et de partenariat portant sur des terres agricoles de l’État dans les régions mentionnées. Les responsables de ces entreprises exploitent ces terres agricoles depuis les années 2006, 2009 et 2015.

Lors de leur mobilisation, les travailleur·euse·s ont scandé des slogans et brandi des pancartes dénonçant la spéculation sur les terres agricoles de l’État de la part des investisseurs. La plupart de ces derniers ont procédé à la sous-location des terres en violation de la loi et de l’esprit du partenariat, initialement conçu pour encourager un investissement productif, créateur de valeur ajoutée, d’emplois et de développement local.

Les travailleur·euse·s ont également scandé pendant plusieurs heures des slogans affirmant leur attachement à leur droit à l’intégration dans toute opération de réattribution des terres situées à Sidi Slimane. Ils et elles ont exigé le paiement de leurs salaires suspendus, leur titularisation, leur accès à la couverture sociale, ainsi que l’annulation du licenciement d’un de leurs collègues, sanctionné pour avoir défendu ses droits et dénoncé la spéculation sur les terres d’une exploitation agricole impliquant un parlementaire de la région.(...)

Le lundi 22 juin, à partir de 11h00, plus de 70 travailleur·euse·s agricoles des régions de Kénitra, Sidi Kacem et Sidi Slimane se sont rassemblé·e·s devant le siège de l’Agence de Développement Agricole à Rabat. Ces travailleur·euse·s sont employé·e·s par les entreprises agricoles « SAAG », « Amlak Amalala », « Jardins d’Ourebza », « Helista », « Mlih Akri » ainsi que par le Groupe Derham.

Ces entreprises sont parties prenantes, aux côtés de l’État, dans des contrats d’investissement et de partenariat portant sur des terres agricoles de l’État dans les régions mentionnées. Les responsables de ces entreprises exploitent ces terres agricoles depuis les années 2006, 2009 et 2015.

Lors de leur mobilisation, les travailleur·euse·s ont scandé des slogans et brandi des pancartes dénonçant la spéculation sur les terres agricoles de l’État de la part des investisseurs. La plupart de ces derniers ont procédé à la sous-location des terres en violation de la loi et de l’esprit du partenariat, initialement conçu pour encourager un investissement productif, créateur de valeur ajoutée, d’emplois et de développement local.

Les travailleur·euse·s ont également scandé pendant plusieurs heures des slogans affirmant leur attachement à leur droit à l’intégration dans toute opération de réattribution des terres situées à Sidi Slimane. Ils et elles ont exigé le paiement de leurs salaires suspendus, leur titularisation, leur accès à la couverture sociale, ainsi que l’annulation du licenciement d’un de leurs collègues, sanctionné pour avoir défendu ses droits et dénoncé la spéculation sur les terres d’une exploitation agricole impliquant un parlementaire de la région. (...)

Le porte-parole a appelé les autorités concernées, à leurs différents niveaux de responsabilité, à intervenir pour garantir la justice pour les travailleur·euse·s et leurs familles, et à protéger les terres et les ressources publiques par une application stricte de la loi.

Il a également annoncé que cette mobilisation constitue le début d’un cycle de mobilisations locales et nationales, organisées par ces travailleur·euse·s et leurs familles dans le cadre de leur syndicat, afin de continuer à dénoncer leurs souffrances aggravées par les décès successifs parmi les travailleur·euse·s concerné·e·s, et de dénoncer les responsables de ces situations, tout en exigeant une résolution immédiate et sans délai supplémentaire.