Nous pouvons protester des manquements de la Justice mais le vrai scandale se situe en amont. Les violences faites aux femmes et aux enfants ont lieu près de nous, chez nous, dans nos familles. Il y a un modèle qui ne va pas, qu’il faut transformer. C’est la question du pouvoir dans les familles, du respect absolu, de la bienveillance (au sens bien veiller) qui doit être posée. Pour l’heure ce discours est peu porté.
Le scandale masque les violences ordinaires
Les médias mettent en avant des crimes commis à répétition par des prédateurs. On esquisse à peine le fait qu’à chaque fois c’est une situation de pouvoir qui les a permis assortie d’une omerta. On se scandalise justement, on découvre avec horreur que des hommes perçus comme des saints, nimbés d’une aura charismatique, des stars ou des célébrités ont pu profiter de leur position pour agir (...)
Mais si on s’arrête à la personne sans interroger la question du pouvoir et de ce qui a permis ce qui s’est passé, on n’a pas beaucoup avancé.
Pendant que la lumière est faite sur ces sinistres personnages, dans l’ombre, les prédateurs ordinaires, les « bons pères de famille », pépé, tonton… continuent leurs sales besognes. Parfois, ça se sait dans les familles mais on détourne le regard, ou bien on croit pouvoir gérer ça dans la discrétion… (...)
Réapprendre à veiller les uns et les unes sur les autres (...)