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RFI
Sommet de l’Otan : Donald Trump vante son « alchimie » avec le président turc et annonce une levée des sanctions
#OTAN #Turquie #USA #Trump
Article mis en ligne le 8 juillet 2026

Le sommet de l’Otan s’est ouvert mardi 7 juillet pour deux jours à Ankara, la capitale turque. Après un dîner inaugural, les 32 dirigeants des pays membres de l’Alliance atlantique se retrouvent mercredi pour une réunion de travail. Mais l’arrivée de Donald Trump était le temps fort de la première journée. Reçu au palais présidentiel par son homologue turc Recep Tayyip Erdogan, le chef d’État américain s’est engagé à lever les sanctions contre la Turquie qu’il avait lui-même imposées au cours de son premier mandat.

Comme à chaque sommet, les alliés de Donald Trump font tout pour le satisfaire, l’hôte du sommet en tête. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a réservé un accueil spécial à son homologue américain : une escorte à cheval autour de sa limousine présidentielle, un salut aux troupes et un survol d’avions de chasse. Une cérémonie d’accueil sur mesure pour Donald Trump, lui qui adore les traitements de faveur, rapporte notre envoyé spécial à Ankara, Julien Chavanne.

Devant les caméras, le président américain vante l’aéroport et les routes d’Ankara et se félicite de sa « relation spéciale » avec Recep Tayyip Erdogan. « Je pense que c’est le cas depuis le tout début, dès le premier instant, a déclaré le président américain. C’est tout simplement une alchimie qui fonctionne entre nous. » (...)

Des sanctions imposées à la Turquie depuis 2020

Faire venir Donald Trump à ce sommet d’Ankara était déjà une première victoire pour Recep Tayyip Erdogan. Mais l’entendre, face aux caméras, annoncer que les États-Unis allaient lever les sanctions imposées à la Turquie en 2020 pour son achat d’un système de défense anti-aérienne russe, les S-400, transforme cette visite en succès du point de vue turc, analyse notre correspondante à Istanbul, Anne Andlauer. (...)

Malgré le ton très assuré du président américain, l’affaire n’est pas si simple. La levée définitive des sanctions nécessite l’approbation du Congrès. Il n’est donc pas certain que la Turquie pourra réintégrer le programme d’achat et de fabrication des chasseurs F-35 dont elle avait été exclue après avoir acquis les S-400 russes. Recep Tayyip Erdogan le sait et il compte à l’évidence sur son excellente relation avec Donald Trump pour concrétiser ses attentes (...)