Le Conseil des droits de l’homme des Nations unies a ordonné ce lundi 6 juillet 2026 l’ouverture d’une « enquête urgente » sur les violences commises contre les civils à El-Obeid, capitale du Kordofan du Nord au centre du Soudan. Depuis trois semaines, El-Obeid, ville assiégée il y a quelques mois par les paramilitaires des Forces de soutien rapide, subit des attaques sans précédent.
C’est une résolution adoptée par les 47 membres du Conseil des droits de l’homme de l’ONU basé à Genève après un débat d’urgence qui a eu lieu vendredi.
Le Conseil des droits de l’homme a manifesté sa « profonde préoccupation » face au risque imminent d’atrocités de grande ampleur des FSR, à El-Obeid et ses environs, notamment de violence sexuelle liée au conflit. Durant la guerre en cours depuis avril 2023 au Soudan, opposant les paramilitaires à l’armée régulière, le viol a été utilisé comme arme de guerre par les paramilitaires. Il y a aussi la crainte d’un scénario similaire à celui de la prise d’El-Fasher en 2025 et qui avait été suivie de massacres des paramilitaires FSR.
Mener une « enquête urgente » (...)
Plusieurs ONG de défense des droits humains regrettent toutefois que le Conseil ne saisisse pas pleinement l’occasion pour préconiser les mesures audacieuses des ONG, celles de désigner explicitement « les acteurs qui alimentent le conflit et la litanie d’atrocités qui l’accompagne ».
La résolution a par ailleurs condamné les frappes aériennes contre les civils et le ciblage illégal d’infrastructures civiles, notamment les dizaines de frappes à el-Obeid au cours des deux dernières semaines. Des centrales électriques, des hôpitaux et des centres médicaux, des réservoirs d’eau ont été visés par les drones des FSR, causant la mort des civils et perturbant leur accès aux services essentiels. (...)