Vendredi 12 juin, le parquet de Strasbourg, dans l’est de la France, a annoncé le démantèlement d’un réseau soupçonné d’avoir exploité des travailleurs en situation irrégulière en tant qu’agents d’entretien dans un fast-food. Ils étaient chargés du ménage dans une enseigne dont le nom n’a pas été dévoilée, car il n’est pas établi qu’elle avait connaissance des irrégularités reprochées à son sous-traitant.
Quatre personnes ont été arrêtées le 2 juin dernier à Garges-lès-Gonesse, dans le Val-d’Oise, et à la Courneuve, en Seine-Saint-Denis, a précisé à l’AFP Sophie Partouche, procureure de Val-de-Briey (Meurthe-et-Moselle). (...)
Le groupe, composé de membres d’une même famille ou amis très proches, dirigeait une entreprise de nettoyage industriel qui passait des contrats de sous-traitance avec l’enseigne de restauration rapide.
Les accusés ont été mis en examen, notamment pour aide au séjour irrégulier et emploi d’étrangers sans titre [de séjour] en bande organisée. L’un des suspects, identifié comme le "principal donneur d’ordre", a été placé en détention provisoire.
Plus de 100 personnes en situation irrégulière exploitées (...)
Les enquêteurs ont lancé une opération coordonnée à Paris, Lyon, Nice, Toulouse, ainsi qu’en Bretagne et en Lorraine. Vingt employés doivent être auditionnés pour évaluer leur statut de victimes face à ce trafic de main-d’œuvre. (...)