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Rue89 Bordeaux
Un hommage sera rendu à Ruben Torres, assassiné dans son pays après le rejet de sa demande d’asile à Bordeaux - le 20 mai à 18h30, sur le Parvis des droits de l’Homme
#migrants #immigration #OQTF #RubenTorres
Article mis en ligne le 18 mai 2026

Débouté de sa demande d’asile en France, un ressortissant hondurien de 37 ans, Ruben Asdruval Torres Acosta, a été retrouvé mort quelques jours après son retour au Honduras. Sa famille et plusieurs associations organisent un rassemblement à Bordeaux le 20 mai en sa mémoire et dénoncent les effets des obligations de quitter le territoire

Dans une décision rendue le 2 juin 2025, la Cour nationale du droit d’asile a confirmé le rejet de la demande d’asile de Ruben Asdruval Torres Acosta, ressortissant hondurien arrivé en France en juin 2024. Il contestait une décision de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides, qui avait refusé de lui accorder le statut de réfugié ou la protection subsidiaire.

L’homme de 37 ans avait fui son pays après avoir été menacé, fin mai 2024, par un membre d’un gang au Honduras qui lui reprochait les actions de son demi-frère. Ce dernier l’avait dénoncé pour un meurtre avant de se réfugier en France, pays dont son père est originaire. Cette affaire a ensuite entraîné des représailles visant sa famille, comme le détaille Libération.

Un récit de menaces (...)

la Cour a estimé que les éléments fournis n’établissaient pas la réalité des faits invoqués. (...)

Après le rejet de sa demande, Ruben Torres a fait l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Sans droit au travail ni perspective de régularisation, il a quitté finalement la France. « Son désespoir a été plus fort que sa peur », résume maître Pierre-Antoine Cazeau. (...)

Dix jours après son retour, Ruben Torres a été retrouvé mort au fond d’un ravin au Honduras. (...)

Selon Maître Cazeau, un autre frère de Ruben Torres ferait désormais lui aussi l’objet de menaces.
« En solidarité avec toutes les personnes exilées »

Dans un communiqué, la famille – son demi-frère vivant en France – et plusieurs associations appellent à un rassemblement, « en hommage à Ruben Torres et en solidarité avec toutes les personnes exilées ». Il se tiendra le 20 mai à 18h30, sur le Parvis des droits de l’Homme à Bordeaux. (...)

Parmi les signataires figurent notamment l’ASTI Bordeaux (Association de solidarité avec tou•te•s les immigré•es, la LDH Bordeaux et Gironde (Ligue des droits de l’Homme), La Cimade, ARTS (Association des réfugiés à Talence – Solidarité), le SAF Bordeaux (Syndicat des avocats de France) et la FSU Gironde (Fédération syndicale unitaire).

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 (Libération/abonnés)
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