
« Publications peu nombreuses », « trop faible investissement de ses membres » : un rapport parlementaire charge la troisième chambre de la République pour son manque de travail.
« Certains avis rédigés reposent sur un nombre très faible d’auditions », a fustigé le rapporteur macroniste (EPR) Daniel Labaronne devant la commission des finances de l’Assemblée nationale. « Le rapporteur a été surpris de constater que seules six auditions avaient été organisées pour rédiger une étude sur la santé au travail, ce qui lui paraît relativement modeste étant donné les problématiques soulevées par un tel sujet », selon le rapport d’information.
Daniel Labaronne a relevé devant la commission que pour une rémunération de « 2 500 euros net par mois », les conseillers du Cese ne devaient travailler au total que « quatre journées par mois ». (...)
Le Cese dit « regretter les nombreux raccourcis »
Dans un communiqué, le Cese « prend note des axes d’amélioration suggérés dans le rapport, dont certains rejoignent des projets déjà en cours » et convient de « la nécessité de renforcer son rôle consultatif et son écoute par le gouvernement et le parlement ».
Mais la troisième assemblée « regrette néanmoins les nombreux raccourcis, notamment quant à l’investissement des membres, au nombre d’experts auditionnés pour l’élaboration de ses travaux et à l’équilibre des thématiques de ses avis ».
Le Cese compte 175 conseillers, dont 52 représentants des salariés, autant des entreprises, 45 au titre de la vie associative et 26 au titre de la défense de l’environnement.
Le rapport parlementaire préconise de « réduire le nombre des excuses autorisées pour justifier l’absence d’un membre (du Cese) à une réunion » ou encore de « prévoir que la rémunération des membres augmente, jusqu’à un plafond, à mesure qu’ils sont présents lors des réunions ».
« Rendre publics les comptes » (...)
« Certains avis rédigés reposent sur un nombre très faible d’auditions », a fustigé le rapporteur macroniste (EPR) Daniel Labaronne devant la commission des finances de l’Assemblée nationale. « Le rapporteur a été surpris de constater que seules six auditions avaient été organisées pour rédiger une étude sur la santé au travail, ce qui lui paraît relativement modeste étant donné les problématiques soulevées par un tel sujet », selon le rapport d’information.
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– (Le CESE)
Qu’est-ce que le CESE ?
Le Conseil économique, social et environnemental conseille le Gouvernement et le Parlement. Il représente les organisations de la société civile et associe les citoyens à la vie démocratique.
Une des trois assemblées de notre République
La Constitution de la Vème République définit les institutions françaises, et notamment ses 3 chambres constitutionnelles. L’Assemblée nationale et le Sénat forment ainsi ensemble le Parlement qui fait la loi et contrôle l’action du Gouvernement.
A leurs côtés, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) est l’assemblée consultative de notre République. Son rôle est ainsi défini dans notre Constitution :
Article 69 - Le Conseil économique, social et environnemental, saisi par le Gouvernement, donne son avis sur les projets de loi, d’ordonnance ou de décret ainsi que sur les propositions de loi qui lui sont soumis.
Article 70 - Le Conseil économique, social et environnemental peut être consulté par le Gouvernement et le Parlement sur tout problème de caractère économique, social ou environnemental. Le Gouvernement peut également le consulter sur les projets de loi de programmation définissant les orientations pluriannuelles des finances publiques. Tout plan ou tout projet de loi de programmation à caractère économique, social ou environnemental lui est soumis pour avis.