« Parce qu’aucun homme n’est totalement responsable, parce qu’aucune justice ne peut être absolument infaillible, la peine de mort est moralement inacceptable. »
Extrait du discours de Robert Badinter, garde des Sceaux, ministre de la justice, devant l’Assemblée nationale, le 17 septembre 1981
La loi du 9 octobre 1981 proclame l’abolition de la peine de mort. Son premier article est simple, clair, précis : « La peine de mort est abolie ». C’est l’œuvre d’un homme, Robert Badinter, mais les individus n’agissent jamais seuls. Ils sont inspirés, entourés, accompagnés. C’est un moment clé de notre histoire, mais, comme toujours, il s’inscrit dans un temps plus long, celui des combats contre la peine capitale. Xavier Mauduit
(...) Le 10 septembre 1977 était guillotiné Hamida Djandoubi, dernier condamné à mort par la justice française. Quatre ans plus tard, Robert Badinter défendait avec ferveur l’abolition de la peine de mort devant les parlementaires français, dans un pays où l’opinion publique était encore majoritairement en faveur de l’application de la peine capitale. C’est un combat qu’il a pourtant gagné, le 18 septembre 1981, soutenu par son ami récemment élu président de la République, François Mitterrand. (...)