20 novembre 2014 : La communauté d’Eliseu a été attaquée par des hommes de main armés.
Au début du mois, la leader guarani Marinalva Manoel a été poignardée à mort à son retour de Brasilia où elle s’était rendue pour faire pression sur le gouvernement afin qu’il reconnaisse les droits des Guarani sur leurs terres.
Les leaders guarani qui mènent campagne pour la démarcation de leurs terres ancestrales sont pourchassés, attaqués et tués par des hommes de main armés à la solde des éleveurs. Nombre d’entre eux ont reçu des menaces de mort. Selon la Constitution brésilienne, tous leurs territoires auraient dû leur être restitués depuis 1993.
Contraints de vivre dans des réserves surpeuplées ou dans des campements en bordure de routes, pendant que les éleveurs tirent d’énormes profits de leurs terres, les Guarani souffrent de taux alarmants de malnutrition, de suicide et de violence. Une récente vague d’expulsions menace d’aggraver encore leur funeste sort.
Malgré de nombreuses promesses, les gouvernements successifs ne sont pas parvenus à résoudre la pire crise humanitaire du Brésil. (...)
Ecrivez à la présidente Dilma Rousseff pour exiger que son gouvernement démarque le territoire guarani dans les plus brefs délais.