Il nous apparait nécessaire de réagir afin que ces crimes ne passent pas inaperçus,
fin d’alerter les pouvoirs publics et l’opinion publique sur cette situation intolérable des violences faites aux femmes
Nous déciderons au début du rassemblement de la forme de la manifestation (rassemblement, marche silencieuse…) mais d’ores et déjà chacun / chacune peut venir avec un ou plusieurs panneaux concernant ces situations ou plus globalement sur les questions des violences conjugales….
pour le Collectif bordelais pour les droits des femmes (...)
Communiqué :
Femmes, féministes en colère
contre les violences faites aux femmes
Partout dans le monde et ici à Bordeaux, des femmes meurent sous les coups de leur
conjoint ou ex conjoint. Deux femmes ont été assassinées par leur conjoint le 22
janvier en Gironde l’une à Bègles, l’autre à Margueron.
Cela fait au moins 7 femmes assassinées en Gironde ces derniers mois.
Les violences conjugales sont quotidiennes et universelles.
Elles sont exposées par les médias sous forme de faits divers, de « drame familial », de
« conflits conjugaux », de drame de la séparation, pire de « crime passionnel » … et non
pas comme les conséquences des rapports sociaux de domination masculine encore trop
largement tolérés dans la société patriarcale dans laquelle nous vivons.
Les hommes violents, parfois meurtriers de leurs compagne n’ont pas des visages de
monstres, ce sont des « hommes ordinaires ». Ils sont des maris, des frères, des
médecins, des profs, des voisins, des collègues ; ils sont les purs produits du patriarcat.
C’est la société toute entière, hommes et femmes qui doivent lutter contre ces
violences trop souvent tolérées.
Les réponses juridiques qui se sont empilées ces dernières années restent encore trop
souvent inefficaces pour protéger les femmes, c’est globalement que nous devons agir
contre ces violences, par la prévention, l’éducation non sexiste dès le plus jeune âge,
par des réponses juridiques globales cohérentes et protectrices, par un
accompagnement global des victimes (économique, social, psychologique…),
Il faut en finir avec la peur et la culpabilité, le tabou et la honte, il faut briser le
silence…
Afin que ces crimes ne passent pas inaperçus, afin de mobiliser l’opinion publique sur
cette situation intolérable des violences faites aux femmes, afin d’alerter les pouvoirs
publics pour d’obtenir les moyens nécessaires !
Ensemble toutes et tous, Rassemblons-nous
à 14h30 , samedi 26 janvier,
au parvis des droits de l’homme (à côté de l’école de la magistrature)
pour Manifester notre solidarité avec Sandrine et Juliette assassinées le 22 janvier,
avec leur famille, avec l’ensemble des femmes qui vivent des violences,
pour libérer la parole, briser le poids du silence, briser les tabous,
parce que nous sommes toutes concernées…