Le 12 mars 2016, cinq ans après le début du conflit en Syrie, la société civile s’est mobilisée pour que personne n’oublie les victimes civiles du conflit, et que les présumés responsables de crimes de guerre et crimes contre l’humanité puissent un jour être jugés en France.
Les militants d’Amnesty en action
A cette occasion, les militants étaient invités à dénoncer le havre de paix que constitue le territoire français pour les pires criminels qui voudraient échapper à la justice de leur pays.
Cette action venait en renfort à la diffusion de la pétition lancée en octobre, qui a déjà recueilli 46.771 signatures, et au plaidoyer mené auprès du gouvernement et des parlementaires. (...)
Dans plusieurs villes de France des groupes et antennes jeunes d’AIF ont représenté un Bachar el-Assad en villégiature dans leur ville pour symboliser l’impunité dont pourraient bénéficier les pires criminels présumés s’ils venaient en France. A Angers, Bordeaux, Belfort, Cherbourg, Lyon, Montpellier, Paris et en Alsace, ces militants sont venus rappeler les conditions restrictives qui, dans la loi française, empêchent en pratique de poursuivre en France les pires crapules. Au même moment, le gouvernement faisait part de ses réticences à tout assouplissement. (...)