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Cyberaction : Nouvelle fragilisation brutale du travail associatif
Article mis en ligne le 30 mars 2022

Mauvaise surprise ! Lors des renouvellements des Parcours Emploi Compétences, les associations découvrent, sans aucune consultation préalable, que les règles ont changé.

Signe d’un profond mépris tant pour les associations employeuses que pour les personnes engagées via ces contrats qui subissent une rupture abrupte de leur parcours.

Le quinquennat, marqué à ses débuts par la fin des contrats aidés, finira par un nouveau coup de canif à la politique de l’emploi associative.

Un nouvel arrêté publié le 22 février 1 en Ile-de-France stipule que désormais tous les renouvellements seront limités à 6 mois. Le maximum des durées de contrat tombe à 16 mois, 10 mois de prise en charge initiale et 6 mois de renouvellement. Dans le précédent arrêté de janvier 2021 le renouvellement allait jusqu’à 24 mois, une différence de taille ! Cette décision vide de tout son sens la démarche d’insertion et de formation en principe attachée à ces contrats.

Le couperet est particulièrement cruel pour les personnes âgées de 58 ans ou plus. L’aide pouvait être renouvelée, si besoin, au-delà de la limite des 60 ans, « jusqu’à la date à laquelle ils sont autorisés à faire valoir leur droits à la retraite », indiquait le précédent arrêté. Impossible dorénavant. Ils seront traités à la même enseigne : 6 mois de renouvellement maximum. Cette rupture soudaine les renvoie au chômage dont ils auront peu de chances de sortir. Dans un contexte où le taux d’emploi après 59 ans tombe à 33%, le PEC (parcours emploi compétences) leur permettait de terminer leur carrière tout en permettant aux associations de profiter de leurs compétences.

Deuxième très mauvaise surprise, une baisse significative de la prise en charge limitée à 45% quand elle pouvait monter à 60% voire 80% sous certaines conditions. Elle place au pied du mur les associations employeuses, parfois obligées de licencier faute de pouvoir faire face à la dépense supplémentaire.

Cette maltraitance institutionnelle fragilise le tissu associatif déjà mis à mal par la crise sanitaire que nous traversons. Alors même que ce sont ces associations de solidarité qui ont servi d’amortisseur aux conséquences de la pandémie. (...)

Le CAC appelle à une politique d’emploi de qualité pour les associations à la hauteur de l’implication du monde associatif dans la construction de réponses aux enjeux sociaux et écologiques d’aujourd’hui et de demain (...)