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Marie-Claude Saliceti
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Tv5 monde
Droits humains : les femmes à l’honneur à Genève avec le #FIFDH
Article mis en ligne le 9 mars 2018

Le plus important festival sur les Droits Humains dédie son édition 2018 aux femmes. Films, rencontres, tables rondes, l’édition 2018 du FIFDH offre un diagnostic exact sur la liberté et ses multiples violations dans le monde. Il ouvre ses portes ce vendredi 9 mars à Genève. Précipitez-vous !

"Pendant 10 jours, nous faisons ensemble le pari de rendre l’intelligence plus séduisante que la bêtise, la complexité stimulante et le questionnement attirant. Nous tiendrons le cap de l’exigence, de l’écoute, de l’émerveillement et de la pensée du monde tel qu’il pourrait être..." écrit franco Isabelle Gattiker, Directrice générale du Festival du Film et Forum international sur les droits humains (FIFDH) pour présenter cette cuvée 2018. (...)

Le Festival s’étend ajourd’hui dans 57 lieux répartis à travers la Suisse romande et le Grand Genève : théâtres, universités, musées, écoles, maisons de quartier, mais aussi prisons, hôpitaux et centres d’hébergements collectifs de personnes migrantes. On est loin du bunker cannois avec ses marches moquettées ! La grande proximité du public avec les réalisateurs, témoins et autres activistes peut expliquer également la popularité de l’évènement.

Au FIFDH, les mots n’ont pas de cravates. Seule l’âme humaine se pare d’un smoking et la frime, on l’aura compris, reste au garage. (...)

"Les droits humains, une notion vivante"

Pour célébrer les 70 ans de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, le Festival s’associe au Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme. "Plus que le fait de commémorer cette déclaration, nous avons envie de la célébrer. Nous voulons montrer que les droits humains sont quelque chose de toujours en mouvement, une notion que chacun peut s’approprier,questionnner, redéfinir. C’est une notion vivante".

Le public est donc invité à poster ses réactions sur Twitter et Instagram aux thématiques débattues en utilisant #standup4humanrights et #fifdh18. Par ailleurs,
un « mur digital » récupérera les contributions qui seront projetées sur les écrans du Festival au début de chaque séance (/...)

Nul besoin d’être fortuné pour assister au festival. Bon nombre de projections, de rencontres et de débats sont en accès libre et même diffusés sur internet. "Dès qu’on sort du centre-ville, la moitié des projections sont gratuites" signale la Directrice.
Signalons enfin cette initiative généreuse qui émane de l’association suisse des auteurs de bande dessinée (SCAA). Elle organise une expo-vente de dessins et de planches de BD. L’intégralité des bénéfices sera versée à l’association SOS MEDITERRANÉE Suisse qui vient en aide aux migrants.

Que peut-on faire ? Comment agir ?

Mais quid de l’efficacité du festival ? Quel apaisement peut-il apporter à celles et ceux qui souffrent ? "Tout cela donne une voix à ceux qui n’en ont pas. Ainsi l’avocate égyptienne Azza Souleimane, à qui le Festival est dédié et qui ne peut venir parce qu’elle est interdite de sortie du territoire, eh bien nous l’entendrons lors de la remise du prix Martine Anstett. C’est aussi le cas pour les victimes du franquisme avec la projection du film "Le silence des autres". Une des obsessions que nous avons à chaque fois au Festival, c’est se dire : que peut-on faire ? Comment agir ?". (...)