Le tribunal de Paris devait examiner cette semaine la demande d’extradition de Hyacinthe Nsengiyumva Rafiki, un ancien ministre rwandais que Kigali accuse de participation au génocide. L’intéressé avait été interpelé l’an dernier en vertu d’un mandat d’arrêt rwandais de 2008, puis placé en liberté sous contrôle judiciaire. Mais la justice a perdu son dossier d’extradition. Cette situation, même si elle n’est pas inédite, est tout de même très rare, et tombe au plus mal, vu le contentieux entre Paris et Kigali au sujet des présumés génocidaires installés en France.
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Faute d’avoir retrouvé le dossier, les juges pourraient la semaine prochaine annoncer la fin de la procédure d’extradition. L’ancien ministre reste toutefois poursuivi en France, suite à une plainte déposée contre lui l’an dernier par le Collectif d’Alain Gauthier. A en croire son avocat, Me Vincent Courcelles Labrousse, contrairement à ce qu’on pourrait penser, la perte du dossier d’extradition n’est pas une bonne nouvelle pour lui.
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Jusqu’ici, la justice française a examiné et rejeté une dizaine de demandes d’extradition formulées par le Rwanda à l’encontre de présumés génocidaires
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