Jeudi, dans près de 60 villes des Etats-Unis, les employés de chaînes de restauration rapide ont cessé le travail pour demander une hausse de leur salaire : de la métropole new-yorkaise où le mouvement a débuté en novembre, à Washington, en passant par Détroit, Chicago, Los Angeles, et même dans le sud (Saint-Louis) généralement réticent devant les revendications syndicales.
Dans ce pays aux 200 000 fast-foods, les manifestations ont pris la forme de regroupements de plusieurs dizaines, voire centaines de travailleurs devant leur lieu de travail : sit-in, occupation des restaurants, absentéisme, distribution de tracts... les moyens de protester étaient généralement improvisés par les salariés de McDonald’s, Burger King, Wendy’s, et autres Taco Bell dont aucun, rappelons-le, n’a le droit d’être syndiqué. (...)
Le fait que le mouvement de grève touche désormais une grande partie du territoire n’a pas changé la position des chaînes de fast-food qui refusent de céder aux revendications de leurs employés. (...)
Les bénéfices affichés ces dernières années par McDonald’s, Burger King, Subway et autres Starbucks sont considérables. (...)