L’Irlande fait un tout petit pas en autorisant l’avortement, mais uniquement si la vie de la mère est en danger.
Le cas de Savita Halappanavar, morte de septicémie après une fausse couche car on lui avait refusé une IVG, ne devrait plus arriver en Irlande. Après cette affaire qui avait soulevé une vague d’émotion, le Parlement irlandais a adopté une loi dans la nuit de jeudi à vendredi. Le texte autorise l’avortement mais uniquement lorsque la vie de la femme est en jeu – y compris si elle risque de se suicider, mais il faut alors le témoignage de deux psychiatres et d’un obstétricien.
En dehors de ces cas, la loi prévoit 14 ans de prison pour qui demande ou pratique un avortement.
Cette évolution a minima, pourtant soutenue par la majorité des irlandais et votée par 127 membres du Parlement contre 31, a soulevé une forte opposition religieuse. L’Église catholique, puissante en Irlande, l’a comparée à un « cheval de Troie » risquant d’entraîner la légalisation totale de l’avortement. Le Premier ministre Enda Kenny, qui a porté la loi, a reçu des lettres écrites avec du sang et été traité de « meurtrier ». (...)