Chaque année, le 6 mai, l’organisation Defective by Design sonne le rassemblement. Objectif : faire tomber les DRM de tous les biens culturels numériques. Rien n’y échappe, livres, jeux vidéo, musique, film, série. Les DRM sont une plaie béante dans la commercialisation, et une protection chaque jour plus vaine appliquée aux œuvres. Donc, le 6 mai, sonnez trompettes, résonnez tambours. (...)
Comme le note Bruce Schneier, cryptologue de notoriété internationale, spécialiste de la sécurité et écrivain américain, « chercher à empêcher qu’un fichier numérique soit copié, revient à empêcher l’eau d’être humide ». Certainement à mettre en relation avec une déclaration du directeur exécutif de Disney, Peter Lee, qui affirmait : « Si les consommateurs viennent à savoir qu’il y a un DRM, ce que c’est, et comment cela fonctionne, alors nous avons déjà perdu. » (The Economist)
Dans le monde du livre, les DRM ne sont pas simplement des outils technologiques qui limitent les partages, empêchent l’impression (sic !) et d’autres choses. Ils relèvent d’une politique affichée par des sociétés comme Apple ou Amazon de contraindre l’utilisateur à rester dans un écosystème unique et totalement contrôlé par la société.
Des solutions existent, comme le watermarking, par lequel on ajoute sur le fichier des données strictement liées à l’acheteur, comme une adresse email. Mais les DRM semblent être une option privilégiée par le secteur pour garantir à l’auteur que les efforts nécessaires sont faits pour protéger son œuvre de la contrefaçon. Démarche illusoire, qui consiste en réalité à se mettre la tête dans le sable, tout en enrichissant la société Adobe, dont la solution technologique est aujourd’hui largement répandue. (...)