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Marie-Claude Saliceti
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conscience citoyenne responsable
LES FONCTIONNAIRES DU PRIVE
Article mis en ligne le 28 novembre 2012
dernière modification le 24 novembre 2012

Pour faire des économies, en deux décennies on a supprimé des dizaines de milliers de fonctionnaires : l’Etat a-t-il fait des économies ? Non, au contraire, car comme il y aura moins de fonctionnaires, il faudra externaliser le travail, via des entreprises privées, à un coût supérieur, car il faut bien rémunérer les actionnaires !

Au final on finance donc des sociétés privées avec de l’argent public. Le développement des contrats PPP (Partenariat Public Privé) est un autre aspect du financement détourné des entreprises privées ; des entreprises du bâtiment par exemple font un tiers de leurs bénéfices grâce à ce système alors que ce type de contrat ne représente que 15% de leur activité ! La soupe est bonne, d’autant plus que les malfaçons sont nombreuses et reste à la charge de l’état, donc de nous !

Et que ce soit dans l’éducation, la santé, ou les transports, la fonction publique fait travailler de nombreuses entreprises privées. (...)

La vente totale ou partielle des entreprises publiques, l’externalisation par le recours massif à la sous-traitance (informatique, maintenance, nettoyage, restauration …), le démantèlement et la vente des filiales les plus rentables, le bradage des terrains et des logements de l’Etat … avec de gros profits en vue pour les repreneurs, l’Etat coupe ses sources de revenus et explique après que les caisses sont vides !

Ce qui favorise la croissance à long terme c’est de développer des services publics de qualité. (...)

On nous a fait croire que les services publics sont un frein à la croissance, et que si les riches devenaient plus riches, leurs dépenses relanceraient l’économie. Ce qui est faux, pour une raison toute simple, c’est que le taux d’épargne s’élève avec le revenu. Ils investissent principalement dans leur capital financier, en demandant des rendements de plus en plus élevés. Cela entraine les baisses de salaires, des licenciements et des délocalisations. La seule chose que l’on favorise c’est la fuite de capitaux vers les paradis fiscaux. Ce qui coûte le plus cher à une nation, ce sont les riches, et nous n’avons plus les moyens de les entretenir (...)

Pour les capitalistes, l’Etat ne doit être qu’une courroie de transmission entre les finances publiques et les intérêts privés. (...)