Dans le quartier Tel Rumeida, sous contrôle israélien, on peut désormais trouver la « Freedom Machine » : projet écologique judicieux et acte de résistance original face à l’implacable occupation israélienne d’une zone urbaine de PaleBashar Humeid, l’initiateur du projet Freedom Machine, est originaire de Jordanie. Étudiant, il a consacré ses recherches à l’agriculture en milieu urbain, venant d’un pays où 80% de la population vit en ville, et où l’eau est un problème crucial.
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Avec des matériaux recyclés et une technologie simple, l’installation de base peut être montée par des artisans locaux. Elle présente ainsi un coût relativement faible — environ 1 000 euros — et ne nécessite pas d’espace supplémentaire puisqu’elle peut-être installée sur le toit des habitations. C’est un projet accessible à tous.
La première « Freedom Machine » de Cisjordanie a été mise en marche pendant l’été 2013, sur le toit de la famille Abu Eisheh. Cette installation sous serre permet à un foyer qui n’a pas accès à la terre, et dont les revenus sont faibles, de disposer d’un potager, de poissons, de chaleur et même comme l’explique Nour, le père, d’un coin de détente.
Cette machine offre une réponse efficace aux questions de sécurité alimentaire en milieu urbain, et elle permet aussi - ce n’est pas la moindre de ses qualités - de réduire considérablement la dépendance énergétique du foyer.stine. (...)
Dans la zone H2 les commerces palestiniens sont quasiment tous fermés, ce qui lui donne des airs de ville-fantôme. En deux décennies, plus de 500 commerces ont été fermés sur ordre militaire direct, et 1 100 fermés à cause des contraintes imposées par le bouclage (contrôles, couvre-feux, fermetures, etc.). 6 000 Palestiniens vivent encore dans le voisinage direct des colonies depuis la division de la ville, mais près de 40 % des maisons ont été abandonnées par leurs habitants. La famille Abu Eisheh, elle, est courageusement restée.
Pour aller travailler, faire leurs courses ou prendre le bus, Nour et sa femme avec leurs quatre enfants en bas-âge, doivent obligatoirement descendre la rue Tel Rumeida, traverser le checkpoint « Gilbert », regagner la rue Shuhada - ancienne artère principale de la ville - et atteindre enfin le checkpoint 56 qui marque la séparation entre les zones H1 (palestinienne) et H2. (...)
Dans ce contexte, l’installation de la « Freedom Machine » n’a pas été très simple (...)