La Fédération des acteurs de solidarité, qui fédère près de 80 % des centres d’hébergement, a écrit à ses adhérents pour leur demander de favoriser l’expression des plus exclus dans le débat national.
Et si les plus exclus se saisissaient eux aussi du grand débat national lancé à la suite du mouvement des « gilets jaunes » ? Considérant que ce débat laisse de côté les préoccupations des personnes les plus précaires, la Fédération des acteurs de solidarité (FAS) vient de lancer une « consultation citoyenne complémentaire ».
Concrètement, la Fédération, qui représente près de 80 % des centres d’hébergement, a écrit à tous ses adhérents pour les inciter à favoriser l’expression de ceux qui habituellement ne s’expriment pas. Plusieurs adhérents comme Emmaüs Solidarité ou les cités du Secours catholique ont déjà répondu présents, selon la FAS.
Concrètement la Fédération a envoyé à ses adhérents une « note méthodologique », qui propose trois formes de participation. Il s’agit d’abord d’informer les personnes accueillies « au sujet des initiatives de débat organisées localement par d’autres acteurs, notamment par les collectivités locales, visant à recueillir l’expression des citoyens : cahiers de doléances et réunion publique en Mairie, questionnaire en ligne sur les portails des collectivités, etc. »
Les instances représentatives comme le Conseil national des personnes accompagnées (CNPA) et ses déclinaisons régionales, composées aux deux tiers de personnes en situation de pauvreté et d’un tiers de professionnels sur les politiques de lutte contre la pauvreté, sont aussi invitées à se saisir du débat. Une réunion du CNPA est d’ores et déjà programmée le 21 février sur ce thème. (...)
11 questions sur la solidarité
Enfin, la Fédération propose à ses adhérents d’organiser eux-mêmes, d’ici au 15 mars, des débats (1), ouverts aux personnes accueillies comme aux salariés, sur le thème « comment rendre notre société plus solidaire ? » Une liste de 11 questions ouvertes est suggérée (...)