Les députés, réunis en commission ce mercredi 8 juillet, ont limité la prolongation de certaines mesures de la loi antiterroriste de 2017. Ces mesures seront examinées par l’Assemblée nationale le 21 juillet. (...)
Le projet de loi de prorogation qu’examinait la commission des Lois prévoyait un terme allongé d’un an au 31 décembre 2021, que les députés ont ramené au 31 juillet 2021, à l’initiative du rapporteur Didier Paris (LREM). Celui-ci a souligné que cela permettrait au Parlement de se saisir plus tôt du réexamen complet de ces dispositifs.
Certains sont inspirés de la loi sur l’état d’urgence, un régime d’exception sous lequel la France a vécu entre les attentats du 13 novembre 2015 et l’adoption de la loi Silt à l’automne 2017.
Cela concerne notamment les ex-perquisitions administratives, devenues depuis 2017 des visites domiciliaires et saisies, et les assignations à résidence, transformées en mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance (Micas).
Une clause de revoyure
Les périmètres de protection et la fermeture de lieux de culte faisaient également l’objet d’une clause de revoyure devant le Parlement, tout comme l’expérimentation de la technique dite algorithme en matière de renseignement, contenue elle dans la loi dite renseignement de juillet 2015. (...)