Aménager l’actuel aéroport de Nantes coûterait très cher, affirmait la Direction de l’aviation civile dans une récente étude. Soumise à la contre-expertise de spécialistes, elle se révèle bâtie sur des erreurs et exagérations. En fait, adapter l’actuel aéroport entrainerait des frais bien moindres que d’en construire un nouveau.
Mensonges, manipulation, une fois de plus des services de l’État travestissent la réalité » : c’est ainsi que, mercredi 25 juin, Françoise Verchère a présenté au nom du Cédpa (Collectif des élus doutant de la pertinence de l’aéroport) une contre-étude sur le coût du ré-aménagement de l’aérodrome nantais existant.
Conserver Nantes-Atlantique ? Mais puisqu’on vous dit que ça coûterait les yeux de la tête, ont martelé les experts de l’Aviation civile, tant DGAC que STAC, direction générale et ses services techniques de l’Aviation civile. En novembre dernier, les économistes et techniciens de ce service de l’État ont pondu un rapport qui conclut que les infrastructures à remanier coûteraient de 207 à 685 millions d’euros selon les hypothèses.
Tout en sortant de son chapeau un argument qui n’était jamais apparu : la nécessité impérieuse d’une « réfection complète de la piste », immobilisant l’aéroport pour plus de trois à six mois de travaux lourds et coûteux.
Les yeux de la tête ? Justement, un groupe d’architectes s’est pris la tête pendant trois mois pour analyser les affirmations des services de l’État. Et alors ? Alors « on casse l’expertise du coût exorbitant du maintien de Nantes-Atlantique, sans même toucher au chiffrage de la réfection de la piste pour laquelle l’État ne veut toujours pas nous donner les documents qu’on nous a pourtant promis et qui permettrait une contre expertise. Une fois de plus, cela prouve que la DGAC est juge et partie », dit Françoise Verchère conseillère générale de Loire-Atlantique (Parti de gauche) ancienne maire de Bouguenais (où est implanté l’actuel aéroport de Nantes Atlantique). (...)
Nantes-Atlantique pourrait s’adapter progressivement, sur son emprise actuelle, à l’éventuelle augmentation du trafic dans les prochaines années.
Une question vient à l’esprit : que pensent le matin, quand ils se regardent dans la glace, les fonctionnaires de la DGAC qui produisent des études mensongères ?