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Attac 33
Retour à « la normalité »
Jean-Luc Gasnier
Article mis en ligne le 20 octobre 2012
dernière modification le 19 octobre 2012

« La gauche française au pouvoir s’est cantonnée en matière économique dans la gestion à court terme et dans la défense (ce qui n’est déjà pas si mal) de ce qui restait de ses valeurs. Convertie à la crédibilité internationale, surnageant dans la vague libérale, elle s’est placée sur le terrain de l’adversaire et s’y est naturellement trouvée progressivement démunie. (…) Plus profondément, les objectifs d’une politique de gauche, à être sans cesse repoussés au-delà des résultats d’une période de rigueur qui ne s’arrête jamais, deviennent illisibles, peu crédibles, voire introuvables »

François Hollande et Pierre Moscovici dans L’heure des choix (Odile Jacob)

Après les années folles du sarkozisme, les auteurs de ce petit réquisitoire contre une gauche de gouvernement gagnée aux idées libérales se retrouvent au pouvoir. Pour le MEDEF et pour tous les libéraux, le choc s’annonce rude ; déjà certains des leurs choisissent l’exil afin de protéger ce qu’ils ont de plus cher. Une terrible période se profile pour le capitalisme français.

Et il faut bien reconnaître que les premières mesures fiscales sont d’une violence inouïe : relèvement de la tranche supérieure d’imposition à 45% , imposition exceptionnelle et confiscatoire à hauteur de 75% sur les revenus du travail dépassant un million d’euros ( 2 millions pour un ménage), taxation accrue des stocks-options et des distributions d’actions gratuites, . . .

Le capital serait aux abois ; d’après Laurence Parisot, « certains patrons sont dans un état de semi-panique ». Evidemment, « vouloir aligner la fiscalité du capital sur celle du travail , cela procède d’une profonde erreur de raisonnement économique ».

Heureusement, le Président François Hollande et le gouvernement de Jean-Marc AYRAULT sont à l’écoute des populations patronales et deux évènements récents laissent à penser qu’ils ne sont pas réellement dangereux pour la finance. Nos capitalistes nationaux peuvent espérer continuer à vivre dignement de leur patrimoine et des fruits de leurs placements industriels et financiers. Leur travail de lobbying est efficace et il va probablement encore s’intensifier. (...)