Le 24 février 2026, l’Humanité a consacré sa une à l’Ocean Viking. Embarqué à bord du navire*, le journaliste Emilien Urbach raconte, heure par heure, une nuit de sauvetage mené par les équipes de SOS MEDITERRANEE, nuit au cours de laquelle 147 personnes ont été secourues lors de deux opérations successives.
À chaque patrouille de l’Ocean Viking, navire-ambulance affrété par SOS MEDITERRANEE, un ou une journaliste embarque pour témoigner, en toute indépendance, de la situation en Méditerranée centrale et du travail des équipes de sauvetage. (...)
À 1 h 17, le premier canot de sauvetage Easy-3 est mis à l’eau. Le journaliste décrit la tension à bord et les gestes répétés à l’entraînement qui deviennent réalité. “It’s not a drill !” (Ce n’est pas un exercice) résonne chez les membres de l’équipage. Le contact avec l’embarcation en détresse est établi à 1h54.
Entre 2h29 et 3h20, les deux canots de sauvetage Easy-1 et Easy-2 entrent en action. Emilien Urbach décrit comment les membres de l’équipage tentent de “contenir l’agitation” des naufragé.es et de les embarquer dans le calme.
“À l’avant du canot, Giannis, le chef d’équipe des sauveteurs, hurle dans la nuit : « Ne bougez pas, ne bougez pas, c’est dangereux si vous bougez ! »”
À 4h25, après plus de deux heures d’opération délicate, les 97 personnes sont transférées en sécurité sur l’Ocean Viking. La plupart sont originaires du Bangladesh, mais également d’Égypte, de Somalie, d’Ethiopie et du Pakistan. (...)
À bord, le relais est pris par les équipes médicales et de protection. L’article de l’Humanité souligne l’importance des premiers gestes de soin et d’écoute, et met en lumière la dignité retrouvée par les rescapé.es. Catherine, infirmière néo-zélandaise, confie au journaliste : « Souvent, c’est la première fois depuis longtemps que quelqu’un s’occupe d’eux avec un peu de gentillesse. » (...)
Alors même que le navire est en route vers le port de débarquement, une nouvelle alerte retentit. L’Ocean Viking modifie son cap. En moins de deux heures, une cinquantaine de personnes supplémentaires seront secourues.
Emilien Urbach conclut l’article par une histoire d’enfance touchante que Charlie, membre de l’équipage, partage. Alors qu’une petite fille jetait des méduses échouées dans l’océan, son père lui dit « Tu ne peux pas toutes les sauver ». « Non, mais je peux sauver celles-là », répond l’enfant. « C’est ce que nous faisons ! » affirme Charlie.