Les deux pays s’affrontent devant les tribunaux pour savoir si l’annulation de l’accord migratoire conclu entre Londres et Kigali en 2022 par le gouvernement de Keir Starmer lors de son arrivée au pouvoir deux ans plus tard est légal du point de vue de la législation internationale.
La première journée d’audience de l’arbitrage entre le Royaume-Uni et le Rwanda devant le tribunal international de La Haye concernant l’annulation de l’accord migratoire conclu entre les deux pays en 2022 s’est déroulé ce mercredi 18 mars.
Signé par le gouvernement conservateur de Boris Johnson dans le but d’externaliser à Kigali les demandes d’asile de migrants entrés clandestinement sur le territoire britannique notamment en échange d’un soutien financier, le texte avait ensuite été annulé par le gouvernement travailliste arrivé au pouvoir en 2024, au grand dam des autorités rwandaises. (...)
Dans leur plaidoirie devant la cour, les avocats du Rwanda se sont en particulier attardés sur les échanges officiels entre les autorités des deux pays censés annuler l’accord migratoire, expliquant que ces notes diplomatiques datant de novembre 2024 ne sont pas contraignantes faute d’engagement clair et de formulation précise de l’annulation. (...)
Face aux arguments rwandais, les avocats de Londres pourront faire valoir leur point de vue dans les jours à venir. Quant à la décision arbitrale, elle sera rendue plusieurs mois après les audiences.