Plusieurs marins civils ont été tués dans le détroit d’Ormuz, bloqué par l’Iran. Face à la guerre, les travailleurs de la marine marchande bénéficient de protections renforcées, mais qui dépendent souvent du bon vouloir de leur employeur.
Ils sont 20 000 marins coincés depuis des jours, voire plus de deux semaines, autour du détroit d’Ormuz, qui relie le golfe Persique au golf d’Oman. L’Iran a fait cesser la circulation dans le couloir maritime depuis début mars, en réponse à l’attaque états-unienne et israélienne débutée le 28 février. Environ 1000 navires sont à présent bloqués dans le golfe Persique. Plusieurs ont été ciblés par des tirs, des missiles ou des drones. Comme le 6 mars, où quatre marins d’un navire marchand émirati sont morts lors d’une attaque. (...)
« Des travailleurs sans lien avec le conflit » (...)
« Des travailleurs sans lien avec le conflit » (...)
« Une fois de plus, les marins sont placés en danger direct dans un conflit dont ils ne sont pas responsables, dénonce aussi le secrétaire général de l’organisation, le Britannique Stephen Cotton. Trop souvent ces dernières années, nous avons vu des marins civils devenir les victimes collatérales de la guerre – que ce soit en mer Noire, en mer Rouge ou aujourd’hui dans le détroit d’Ormuz. Ce sont des travailleurs, souvent originaires des pays du Sud, loin de leur pays et sans aucun lien avec les conflits qui se déroulent autour d’eux », dit-il. (...)
Les marins sont des travailleurs civils, employés par des entreprises privées qui font souvent circuler les bateaux sous des pavillons dits de complaisance, l’équivalent des paradis fiscaux pour le commerce maritime. (...)
Ce système ne facilite pas le respect de leurs droits. (...)
Chaque jour depuis que les États-Unis et Israël ont lancé leur opération contre l’Iran, le service d’assistance de l’ITF reçoit des demandes de marins en quête de conseils, en particulier sur leur droit au rapatriement ou leur droit de refuser de naviguer.
« Les marins français vont pouvoir être rapatriés » (...)
Pour la Fédération des ouvriers du transport, « la seule solution véritable, c’est la désescalade ». Et non pas de payer davantage les marins pour qu’ils naviguent au péril de leur vie.