Luc Ferry, Michel Onfray, CNews, l’Association des climato-réalistes… Cette cartographie recense les liens entre plus de 140 acteurs qui diffusent en France des discours contraires au consensus scientifique sur le changement climatique.
Méthodologie
Une enquête en sources ouvertes
Le travail initial de recherche à l’origine de cette cartographie a été mené dans la seconde moitié de l’année 2025.
L’enquête a été réalisée pour l’essentiel en sources ouvertes. Lorsqu’elle s’appuie sur des sources externes, notamment des enquêtes journalistiques antérieures, celles-ci sont systématiquement citées.
L’époque m’oblige malheureusement à préciser qu’aucune IA générative n’a été utilisée pour cette enquête. Quant à l’outil employé pour générer la cartographie, il s’agit de Cosma, publié sous licence libre et dont je remercie les concepteurs.
Objet et périmètre
Le périmètre initial de mon enquête était le suivant : les auteurs et relais du déni climatique (je reviens plus bas sur ce que ce terme recouvre) dans la sphère publique, essentiellement médiatique, en France.
Du fait des liens très étroits qu’ils entretiennent avec des personnalités dénialistes des pays francophones frontaliers (Belgique et Suisse), qui interviennent dans l’espace public français, j’ai toutefois décidé d’intégrer plusieurs d’entre elles à la cartographie.
De même, j’ai choisi d’y faire figurer, à titre indicatif et dans une catégorie distincte, les quelques acteurs climato-dénialistes non francophones très fréquemment cités comme références. (...)
Quelle définition du déni climatique ?
Le déni climatique ou climato-dénialisme est compris comme le rejet du consensus scientifique sur le changement climatique.
Il ne se limite pas au rejet de l’existence du changement climatique. Pour en délimiter les bornes, je me suis appuyé sur une taxonomie des arguments climato-dénialistes réalisée par des chercheurs en 2021 (avec l’aide de machine learning), qui distingue cinq grandes catégories :
1) le déni de l’existence du changement climatique ;
2) le déni de l’origine humaine du changement climatique ;
3) la minimisation ou la négation des impacts du changement climatique ;
4) le rejet avec des arguments fallacieux des politiques climatiques ;
5) le dénigrement des sciences et scientifiques du climat ou plus largement du mouvement pour le climat.
Bien que les discours climato-dénialistes aillent souvent de pair avec une hostilité plus large à l’écologisme, cette dernière n’est pas un critère suffisant pour intégrer un acteur dans la cartographie. (...) (...) (...) (...) (...)