Dans l’ouest montagneux du Sichuan, la Chine accélère la construction de ce qui pourrait devenir l’un des laboratoires énergétiques les plus ambitieux au monde. À 3 000 mètres d’altitude, la centrale de stockage par pompage de Lianghekou vient de franchir une étape clé. Mais au-delà d’un simple chantier hydroélectrique, c’est toute une nouvelle architecture du système électrique chinois qui se dessine.
(...) Cette future centrale hybride de stockage par pompage – annoncée comme la plus grande et la plus haute du monde – fonctionnera comme une gigantesque batterie naturelle. Elle absorbera les excédents d’électricité produits par l’éolien et le solaire, avant de restituer l’énergie lorsque la demande augmente ou que la production faiblit. (...)
Moins dépendre de la météo
Enterrée à plus de 500 mètres sous la montagne, l’infrastructure doit contribuer à stabiliser un réseau régional très dépendant des conditions météorologiques – un défi majeur pour la Chine, dont la transition énergétique repose sur une montée en puissance rapide des renouvelables.
Mais Lianghekou ne se limite pas à équilibrer le réseau. La centrale s’inscrit dans un dispositif plus large, où production, stockage et redistribution de l’électricité sont coordonnés à l’échelle de tout un bassin fluvial.. (...)