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Marie-Claude Saliceti
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RFI
Conflit au Moyen-Orient : Pedro Sanchez tient tête à Donald Trump et dit « Non à la guerre ! »
#Espagne #USA #Trump #UE
Article mis en ligne le 5 mars 2026

Le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, continue d’adopter un profil singulier en s’opposant pleinement à l’offensive américano-israélienne contre l’Iran. Ce 4 mars, le chef de l’exécutif socialiste a réitéré son opposition, en assumant le risque de représailles qui pourraient signifier, selon Trump, la fin du commerce avec l’Espagne.

Alors que d’autres partenaires européens suivent et appuient l’offensive américaine, le leader socialiste espagnol s’oppose catégoriquement à appuyer ce qu’il appelle une initiative qui va contre l’ordre international, et qui n’a même pas reçu l’aval du Congrès américain, raconte le correspondant de RFI à Madrid, François Musseau.

« La position du gouvernement d’Espagne est nette. En premier lieu, non à la rupture d’un droit international qui nous protège tous. En deuxième lieu, non au fait d’assumer l’idée que le monde ne peut résoudre ses conflits que via des conflits, des bombes. En troisième lieu, non au fait de répéter les erreurs du passé. La position du gouvernement espagnol se résume en quatre mots : "Non à la guerre" », a insisté Pedro Sanchez. (...)

Malgré cette déclaration ferme du Premier ministre espagnol, la porte-parole de la Maison Blanche Karoline Leavitt avait annoncé dans la journée que Madrid allait finalement « coopérer » avec Washington contre l’Iran. Ce qui a conduit mercredi dans la soirée, le gouvernement espagnol à démentir « catégoriquement » toute intention de coopérer militairement avec les États-Unis dans leur guerre contre l’Iran.

Le précédent de l’Irak en 2003 rappelé

Pour Pedro Sanchez, il y a un précédent à ce qu’il appelle cette folie guerrière qui ne peut avoir que des conséquences désastreuses pour les populations civiles. (...)

Depuis plusieurs mois, Donald Trump reproche également à l’Espagne de ne pas avoir augmenté à 5% du PIB ses dépenses militaires, comme le veut le nouvel objectif de l’Otan.

Face à ces déclarations, la Commission européenne a pris la défense de l’Espagne, quatrième économie de la zone euro (...)