Alors que les pays du Golfe persique subissent depuis plusieurs jours de bombardements iraniens en riposte aux attaques américaines et israéliennes sur le pays, des milliers de travailleurs migrants africains sont coincés au Moyen-Orient.
Ils sont kényans, camerounais, ghanéens, éthiopiens, zimbabwéens et travaillent à des milliers de kilomètres de chez eux, dans les riches pays du Golfe persique. Pour ces immigrés qui ont tout quitté pour trouver un emploi, ces monarchies représentaient un avenir économique. Mais depuis le début du mois de mars, ces travailleurs migrants se retrouvent confrontés aux bombardements iraniens sur ces territoires - lancés depuis que des frappes américano-israéliennes contre l’Iran ont déclenché la guerre le 28 février.
Des explosions ont secoué plusieurs grandes villes, dont Manama, Dubaï et Abou Dhabi, alors que l’Iran cible des intérêts américains et frappe des infrastructures dans toute la région. Au moins 23 personnes, dont dix civils, ont été tuées, selon les autorités des pays du Golfe et le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom). (...)
Quelque 715 000 Africains subsahariens en Arabie saoudite
Depuis des années, les pays du Golfe, riches en pétrole, attirent des travailleurs de toute l’Afrique, offrant des salaires bien supérieurs à ce que la plupart pourraient gagner dans leur pays.
Nombre d’entre eux travaillent dans l’hôtellerie, la restauration, la sécurité, ou comme agents d’entretien et employés de maison. (...)