(...) Ce texte reflète la lucidité d’une société civile iranienne trop souvent présentée, à l’extérieur, comme une simple victime d’un régime que des puissances étrangères viendraient « libérer », alors qu’elle constitue en réalité la force centrale capable de décider de l’avenir du pays.
La voix qui s’exprime aujourd’hui dans la société civile iranienne est celle d’une lucidité profonde face à une double réalité : la violence d’un pouvoir qui se maintient par la répression, et l’illusion selon laquelle une intervention extérieure pourrait apporter la liberté. Les travailleurs, les femmes, les jeunes, les enseignants et les retraités qui composent ce mouvement savent que les fissures au sommet de l’État ne signifient pas automatiquement l’émancipation du peuple.
Leur message est clair : la transformation réelle ne peut venir que d’en bas, par l’organisation collective, la construction de syndicats indépendants, de réseaux de solidarité et de structures démocratiques capables de porter les aspirations populaires. De nombreux mouvements sociaux iraniens — ouvriers, féministes, étudiants — cherchent ainsi à lier leurs luttes pour remettre en cause un système politique et social jugé incapable de répondre aux besoins fondamentaux de la population.
Mais ce que révèle également cette prise de parole dépasse le seul cas de l’Iran. Elle met en lumière le rapport entre les peuples et des pouvoirs politiques de plus en plus éloignés de la volonté populaire. Les crises politiques, les conflits et les formes de gouvernance autoritaires ou technocratiques ne sont pas propres à l’Iran ; ils constituent une réalité mondiale à laquelle les sociétés doivent faire face. (...)
Déclaration de la Confédération iranienne du travail sur la guerre en cours et l’urgence d’une action révolutionnaire.
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