Face aux inégalités environnementales et sociales, des habitants des banlieues populaires s’engagent comme acteurs de la transition. Comment les villes peuvent-elles accompagner la transition ? A quelques semaines des élections municipales, état des lieux des mutations en cours.
Avec
Nadine Roudil, sociologue, professeure des universités à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris-Val de Seine et rattachée au Centre de recherche sur l’habitat du CNRS.
Féris Barkat, enseignant à la Sorbonne, cofondateur de l’association Banlieues Climat.
Comment les municipalités, avec l’appui des intiatives citoyennes, peuvent-elle accompagner les mutations et réinventer le "vivre en ville" ?
Ecologie populaire : comment les jeunes s’emparent de l’écologie
Féris Barkat évoque cet engagement pour le climat dans les quartiers populaires, né d’une prise de conscience des injustices sociales et environnementales, souvent liées à des expériences individuelles ou familiales. Des jeunes, initialement éloignés des préoccupations environnementales, se sont mobilisés à l’échelle de leur quartier. Il y a cette émergence de l’écologie populaire comme un mouvement transformateur. Concernant les espaces collectifs d’échange et de réflexion, il ajoute : "la question n’est pas seulement quelle place on va donner, c’est parfois quelle place on va rendre aux territoires !".
L’échange se poursuit sur la nécessité de déconstruire l’image élitiste de l’écologie. Il s’agit également de reconnaître l’expertise locale. (...)