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RFI
France : 18 ans de prison requis contre l’islamologue Tariq Ramadan jugé par défaut pour viols. MAJ : condamné par défaut à 18 ans de réclusion criminelle
#TariqRamadan #viols #femmes
Article mis en ligne le 25 mars 2026
dernière modification le 26 mars 2026

Une peine de 18 ans de prison a été requise mardi au procès pour viols de l’islamologue suisse Tariq Ramadan, jugé par défaut et à huis clos par un tribunal à Paris pour des viols sur trois femmes, a-t-on appris de source judiciaire. L’avocat général a également demandé un mandat d’arrêt à l’encontre de l’accusé qui ne s’est pas présenté à la justice française depuis l’ouverture de son procès, ainsi qu’une interdiction définitive du territoire français une fois sa peine purgée.

(...) Le procès de Tariq Ramadan a débuté le 2 mars, mais l’accusé ne s’était pas présenté à l’audience. Ses avocats avaient alors expliqué qu’il avait été hospitalisé deux jours auparavant à Genève en raison, selon eux, d’une « poussée » de sclérose en plaques. La présidente de la cour criminelle parisienne, Corinne Goetzmann, a dès lors ordonné une expertise médicale sur pièces à deux neurologues désignés pour évaluer son état de santé, afin de décider d’un renvoi ou non du procès à une date ultérieure.

Dans ce rapport, lu à l’audience par la magistrate le 6 mars, les experts ont conclu à la « stabilité de la sclérose en plaques » dont souffre l’islamologue depuis plusieurs années, « sans signe de poussée récente », et ont estimé qu’il pouvait donc comparaître devant la justice française. La présidente a alors rejeté la demande de renvoi du procès et décidé que l’accusé de 63 ans serait jugé par défaut, et à huis clos comme le demandait une partie civile. Elle a, par ailleurs, précisé qu’un mandat d’arrêt, « à exécution et diffusion immédiate », était délivré à son encontre. (...) J


 MAJ du 26 mars :
France : l’islamologue Tariq Ramadan condamné par défaut à 18 ans de réclusion criminelle

Tariq Ramadan a été reconnu coupable de viols et de viol sur personne vulnérable. « Consentir à la sexualité n’est pas consentir à tout acte sexuel quelqu’il soit », a souligné la présidente de la cour, Corinne Goetzmann. Elle a ordonné qu’il fasse l’objet d’une mesure de suivi judiciaire pendant huit ans, lui interdisant notamment d’entrer en relation avec les victimes, mais aussi de diffuser tout ouvrage, œuvre audiovisuelle ou intervention publique qui porterait sur cette infraction.

Elle l’a aussi condamné à une interdiction définitive du territoire français une fois sa peine purgée et maintenu les effets du mandat d’arrêt décerné à son encontre le 6 mars dernier. (...)


image : Joshua Sherurcij, Attribution, via Wikimedia Commons