Un communiqué de la préfecture des Pyrénées-Orientales, à la frontière entre la France et l’Espagne, publié le 15 janvier, déclare que 8 335 étrangers en situation irrégulière ont été interpellés en 2025 dans le département, en passant par la zone qui borde la Méditerranée. C’est 5 % de plus qu’en 2024.
(...) Sur les 8 335 étrangers interpellés, 5 189 ont donc été réadmis vers l’Espagne, en vertu d’un accord bilatéral entre les deux pays. Et 690 ont été "non-admis" sur le sol français - ils sont généralement placés en ZA (zone d’attente), des locaux situés exclusivement aux frontières françaises et placées sous l’autorité de la PAF, de la gendarmerie, ou de la police nationale.
La majorité des personnes arrêtées venaient d’Algérie, du Maroc, d’Afrique subsaharienne ou d’Amérique du Sud.
Selon les médias locaux, la plupart des interpellations ont eu lieu à Cerbère, le premier village frontalier, côté français, au sud de Perpignan. Dans le détail, la préfecture insiste aussi sur l’arrestation de trafiquants : dix filières ont été démantelées en 2025 et 172 passeurs sont "en procédure judiciaire". (...)
Pour nuancer ce bilan répressif, le préfet a également voulu mettre l’accent sur l’intégration. "Les Pyrénées-Orientales comptent près de 20 000 étrangers en situation régulière [...] Fermeté et attractivité ne s’opposent pas".
Sur les 4 500 titres de séjour délivrés en 2025, la grande majorité concernait des renouvellements. Et aucune admission exceptionnelle au séjour (AES) - de la circulaire Retailleau - n’a été délivrée dans le département.
"Responsabilité frontalière majeure"
Le communiqué précise enfin que les Pyrénées-Orientales assument cette "responsabilité frontalière majeure pour l’ensemble du territoire national". (...)