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Marie-Claude Saliceti
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RFI
Frappes israéliennes au Liban : le Hezbollah sous pression et isolé sur le plan politique et populaire
#Iran #USA #Israel #Liban #Hezbollah
Article mis en ligne le 3 mars 2026

Au deuxième jour de l’offensive israélienne sur le Liban, les écoles et les universités resteront fermées alors que les États-Unis ont une nouvelle fois appelé leurs ressortissants à « ne pas se rendre au Liban » ou à quitter le pays « immédiatement tant que des vols commerciaux sont disponibles ». L’armée israélienne, elle, a affirmé avoir attaqué plus de « 70 dépôts d’armes, sites de lancement et lanceurs » du Hezbollah dans différentes régions du Liban.

Près de la moitié du territoire libanais était sous le feu ce lundi. Des avions de combat et des drones israéliens ont ciblé des dizaines d’objectifs dans le sud du pays, dans la plaine de la Békaa ainsi que dans la banlieue sud de Beyrouth.

Dans l’après-midi puis en début de soirée, plusieurs raids ont touché la périphérie de la capitale. Les explosions ont résonné dans tout Beyrouth et ses environs.

Parmi les cibles figurent une douzaine d’agences de l’institution financière Al-Qard al-Hassan, considérée comme la structure proto-bancaire du Hezbollah. Des frappes ont notamment visé le centre de la cité antique de Tyr, dans le sud du pays.

L’armée israélienne a par ailleurs appelé les habitants de 18 villages du sud à évacuer leurs domiciles, provoquant de nouveaux déplacements de population vers des zones jugées plus sûres. (...)

Après avoir entraîné le Liban dans la guerre, le Hezbollah apparaît aujourd’hui plus isolé que jamais sur les plans politique et populaire. Depuis septembre dernier, les autorités libanaises sont engagées dans un processus de désarmement du parti chiite.

Réuni en session marathon ce lundi, le gouvernement a pris une décision historique : « l’interdiction totale de toute activité militaire et sécuritaire » du Hezbollah et de toute attaque lancée depuis le territoire libanais. (...)

Le Hezbollah a rapidement rejeté ces décisions. Le chef de son bloc parlementaire, Mohammad Raad, a déclaré qu’il ne voyait « aucune raison, dans un tel contexte d’impuissance et de défaillance, pour que le Premier ministre, Nawaf Salam, et son gouvernement prennent des décisions téméraires contre les Libanais qui refusent l’occupation ».