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Agence Media Palestine
Gaza, jour 692 : le sud de la ville de Gaza est presque entièrement rasé
#israel #palestine #Hamas #Cisjordanie #Gaza #genocide #famine
Article mis en ligne le 29 août 2025

Les bombardements destructeurs de l’aviation israélienne continuent inlassablement leur mortelle besogne. Le quartier de Zeitoun, dans le sud de la ville de Gaza, ne sera bientôt plus que des cendres. Les conditions de vie dans l’enclave palestinienne se détériorent au rythme des exactions israéliennes, et la famine resserre chaque jour un peu plus son étau sur la population gazaouie.

Les derniers chiffres communiqués par la Défense civile gazaouie sont sans appel. Depuis le début de l’offensive israélienne sur la ville de Gaza, dans le nord de l’enclave, 1500 habitations ont été détruites dans le seul quartier de Zeitoun. Les attaques israéliennes pleuvent sur la plus grande ville de la bande de Gaza depuis l’annonce publique par Benjamin Netanyahu du plan d’occupation de l’enclave palestinienne le 8 août dernier.

Des bombardements israéliens impitoyables

Aucun immeuble ne tient encore debout dans le sud de la ville de Gaza, rapporte Mahmoud Basal, responsable des services de secours palestiniens, à Al Jazeera. “L’armée israélienne a utilisé des engins de chantier ainsi que des robots équipés de bombes, faisant exploser sept sites par jour tout en utilisant des drones quadricoptères pour larguer des explosifs sur les toits des maisons.”

A cause de cette politique de destruction systématique des habitations du quartier de Zeitoun, 80% des Gazaouis résidant sur place ont dû quitter leurs maisons, la plupart du temps pour fuir vers des quartiers à l’ouest et au nord de la ville, qui risquent de subir le même sort dans les prochains jours. Un mort et plusieurs blessés sont à déplorer après un bombardement la nuit dernière sur un appartement résidentiel du quartier de Rimal, dans l’ouest de la ville.Le bilan est encore inconnu mais plusieurs personnes ont été tuées après le bombardement d’une tente de déplacés dans le camp de Shifa, à l’ouest de la ville de Gaza également, d’après Al Jazeera.

Les bombardements détruisent des habitations et des vies, mais aussi des infrastructures indispensables pour les Gazaouis encore présents dans la ville de Gaza. Le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) alertait hier sur cette situation (...)

Les frappes s’intensifient, le nombre de victimes et de blessés aussi, et par conséquent le manque de médicaments et de places dans les hôpitaux eux-mêmes sous les feux israéliens se font d’autant plus ressentir (...)

L’exode forcé de la ville de Gaza

Depuis l’annonce de l’offensive sur la ville de Gaza le 14 août dernier, les partenaires d’OCHA qui recensent le nombre de déplacés gazaouis font état de chiffres inquiétants : En douze jours, 36200 personnes ont été déplacées, dont plus de 11600 du nord vers le sud de l’enclave. D’après OCHA, “la majorité des personnes déplacées viennent de quartiers de la ville de Gaza, avec plus des deux tiers qui arrivent à Deir al Balah, et le tiers restant qui se dirige vers Khan Younès”.

Une catastrophe humanitaire présente et à venir, comme l’explique le maire de Deir Al Balah, Nizar Ayyash, à Al Jazeera : “il n’y a plus une seule place pour des tentes qui reste” dans cette ville du centre de la bande de Gaza, pour les personnes déplacées de force. D’après le maire, la ville déborde à cause de l’afflux soudain de réfugiés gazaouis venus du nord de l’enclave et de la ville de Gaza : “la côte est surpeuplée, l’est est attaqué”. Nizar Ayyash avertit, la situation pourrait grandement s’empirer dans sa ville si les déplacements forcés continuent, amenant de plus en plus de Gazaouis du nord vers Deir Al Balah.

Le nord de Gaza est ciblé méthodiquement par les attaques de l’aviation israélienne depuis la reprise de la guerre génocidaire le 18 mars dernier. (...)

Les forces israéliennes se concentrent désormais sur la destruction de quartiers comme celui de Zeitoun au sud de la ville de Gaza. Pour le reporter Hani Mahmoud, actuellement à Gaza City, “Ce que nous voyons se produire, c’est plutôt l’avancée de l’armée israélienne et de ses forces d’occupation, qui détruisent certaines parties de ces deux zones : le quartier de Zeitoun et la partie nord de Gaza, à la sortie de la ville de Jabaliya et du camp de réfugiés de Jabaliya, en direction de la ville de Gaza, dans ce qui semble être un encerclement des habitants au milieu de cette zone de la ville de Gaza”. Et c’est le même destin qui attend la ville de Gaza toute entière si l’armée israélienne mène à bien son projet de destruction en cours.

Les conditions humanitaires dans l’enclave

Moins d’une semaine après l’annonce officielle de l’état de famine dans l’enclave palestinienne par l’organisme de l’ONU dédié à la question (IPC), le décompte funèbre des morts de la faim se poursuit. Dans les dernières 24 heures, quatre personnes sont mortes à cause du manque de nourriture, dont deux enfants. Ces décès portent le bilan des morts de la faim dans la bande de Gaza à 317 personnes, dont 121 enfants, d’après le ministère de la Santé gazaoui.

Dans le même temps, OCHA alerte dans son dernier bilan (publié mercredi 27 août) sur la chute du nombre de lits d’hôpitaux disponibles dans la bande de Gaza, qui pourrait diminuer de moitié si le plan de destruction et d’occupation de la ville de Gaza est mené à son terme. Ces lits d’hôpitaux restent un élément vital pour permettre le traitement et la survie des malades gazaouis, alors que les infections respiratoires aiguës et les diarrhées aiguës restent les maladies les plus fréquemment signalées dans la bande de Gaza.

Les organisations humanitaires continuent d’appeler l’arrêt des obstacles et des retards (volontairement causés par l’armée israélienne) à l’entrée de matériel médical et de nourriture dans la bande de Gaza. Sur les sept derniers jours, il y a eu 89 tentatives d’actions humanitaires coordonnées sur place avec les autorités israéliennes. 23 ont été d’abord approuvées puis finalement empêchées, sept ont été purement refusées et 6 ont dû être annulées par les organisateurs.

A noter parmi les missions humanitaires refusées, des projets de réparations de canalisations d’eau, ce qui montre bien la volonté d’Israël d’empêcher le rétablissement d’un système d’approvisionnement en eau fonctionnel pour les Gazaouis. Ces refus participent directement au maintien de la situation de famine qui ravage la population dans l’enclave. (...)

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Amnesty International
Pétition Génocide à Gaza : la France doit mettre fin à l’impunité d’Israël 

Pétitions citoyennes ➡️ Assemblée Nationale : Demande de sanctions à l’encontre de l’État d’Israël et de ses dirigeants en raison de violations graves du droit international

Pétitions citoyennes ➡️ Assemblée Nationale : GAZA A FAIM : Pour un accès immédiat, sans conditions, à l’aide humanitaire !