Le porte-avions français Charles-De-Gaulle, qui a franchi mercredi 6 mai le canal de Suez, se dirige vers la région du golfe Persique. Un « signal », selon lequel la coalition montée par Londres et Paris se tient prête à sécuriser le détroit d’Ormuz.
La France propose aux États-Unis et à l’Iran de « traiter la question d’Ormuz à part » du reste du conflit et des négociations, car « elle est d’intérêt commun » et propose de lancer une mission multinationale pour sécuriser ce très stratégique bras de mer.
La solution au conflit ne viendra ni des États-Unis ni de l’Iran, il faut donc permettre aux belligérants de ne pas perdre la face, dit-on à Paris. (...)
Une coalition à l’image des volontaires pour l’Ukraine
Pour bâtir cette coalition, à l’image de la « Coalition des volontaires » pour l’Ukraine, l’Amirauté britannique travaille étroitement avec l’état-major des armées à Paris. Les Pays-Bas et l’Italie, qui ont des frégates dans l’océan Indien, pourraient facilement intégrer le dispositif. Le Japon a également manifesté son intérêt, l’Inde en revanche n’a pas répondu aux sollicitations.
Cette opération navale, qui s’inscrirait dans la durée, n’aurait aucun lien avec les États-Unis, et ne serait pas une militarisation du détroit, insistent les militaires. (...)