En Hongrie, depuis la victoire écrasante de son parti Tisza aux élections d’avril 2026, Peter Magyar a multiplié les appels à la démission du chef de l’État, nommé à son poste avec le soutien du Fidesz de Viktor Orban. À plusieurs reprises, il a qualifié Tamas Sulyok de « marionnette d’Orban » et lui avait fixé un ultimatum : quitter ses fonctions avant le 31 mai 2026 à minuit. Le président hongrois a toutefois refusé de partir de son propre gré. Peter Magyar...
Dimanche 31 mai au soir, Tamas Sulyok a rejeté toute idée de démission dans une déclaration solennelle adressée aux Hongrois, dénonçant les « motivations politiques » de Peter Magyar. Le président de la République a maintenu sa position le lendemain dans un message publié sur Facebook, où il a une nouvelle fois exclu de quitter ses fonctions.
Cette fin de non-recevoir n’a pas infléchi la position du nouveau Premier ministre. Après avoir rencontré le chef de l’État lundi matin, Peter Magyar a de nouveau accusé Tamas Sulyok, élu en mars 2024 par les députés du Fidesz, de servir les intérêts de l’ex-Premier ministre Viktor Orban. (...)
Une procédure qui vise « tous les pantins » nommés par Orban (...)
Cette méthode brutale s’inscrit dans la ligne du programme qu’il défend depuis sa campagne électorale : relever l’économie du pays, récupérer l’argent volé par l’ancien régime, se réconcilier avec l’Union européenne, libérer le pays de la corruption… Cette purge totale est l’une des principales raisons de sa victoire d’avril 2026. (...)
De son côté, le Fidesz de Viktor Orban accuse le nouveau dirigeant d’avoir lancé un « ultimatum illégal », arguant que Tamas Sulyok bénéficie d’un mandat de droit courant jusqu’en 2029, et qu’il ne peut être destitué. (...)