Lundi 9 mars, la start-up d’intelligence artificielle (IA) Anthropic a assigné en justice l’administration Trump en raison de sanctions qu’elle juge excessives. Le Pentagone a ajouté la start-up californienne à sa liste d’entreprises présentant un « risque de sécurité nationale pour les approvisionnements » du gouvernement, en réponse au refus d’Anthropic de lever des restrictions d’usage à son modèle d’IA.
Le ministère de la Défense a ajouté, la semaine dernière, Anthropic à sa liste de sociétés présentant un « risque de sécurité nationale pour les approvisionnements » en rétorsion au refus de l’entreprise de lever des restrictions d’usage à son IA. Le dépôt de cette assignation devant un tribunal de Californie, confirmé lundi par Anthropic à l’AFP, n’est qu’une étape formelle pour le groupe, qui avait déjà annoncé, jeudi 5 mars, son intention de saisir les tribunaux. Sollicité par l’AFP, le ministère n’a pas donné suite dans l’immédiat.
L’ajout à la liste des entreprises « à risque » est intervenu après une déclaration de Donald Trump, qui a enjoint, fin février, tous les services du gouvernement de « cesser immédiatement toute utilisation de la technologie d’Anthropic ».
Des mesures « sans précédent et illégales »
Le président américain entendait ainsi sanctionner le concurrent d’OpenAI pour son refus de voir ses modèles d’IA servir à de la surveillance de masse des populations ou à l’automatisation d’attaques mortelles par l’armée américaine. (...)
Anthropic a enregistré le soutien de 37 ingénieurs, chercheurs et scientifiques issus de Google DeepMind et OpenAI, qui ont déposé un mémoire volontaire en soutien à l’assignation d’Anthropic. (...)