Bandeau
Marie-Claude Saliceti
Travail de fourmi, effet papillon...
Descriptif du site
Acrimed
Iran : lobbying pro-chah dans les médias français
#Iran #USA #Israel #medias
Article mis en ligne le 7 mars 2026
dernière modification le 4 mars 2026

« Guerre des 12 jours », soulèvement du peuple iranien contre la dictature au pouvoir, menaces états-uniennes d’intervention militaire : même avant les attaques israélo-américaines du 28 février, la question iranienne occupait régulièrement l’agenda médiatique. À chaque fois, c’était l’occasion pour une poignée d’entrepreneurs de cause de battre campagne pour Reza Pahlavi, fils du dernier chah d’Iran. S’ils n’ont pas le monopole de la critique du régime iranien, absolument consensuelle dans le débat public français, ils sont hégémoniques pour traiter de l’alternative politique en Iran : l’autodétermination du peuple iranien n’est quasiment pas un sujet médiatique. C’est que les défenseurs de Reza Pahlavi ont tout des bons clients : soutiens des gouvernements états-unien et israélien, adversaires revendiqués de la gauche française, ils s’inscrivent parfaitement dans l’air du temps médiatique.

Des réseaux à la manœuvre

La campagne pro-Pahlavi dans les médias français s’appuie sur des relais bien insérés dans le milieu politico-médiatique (...)

Comme aux États-Unis, Reza Pahlavi bénéficie de l’appui de groupes de pression pro-israéliens (...)

Entrepreneurs de cause : Mona Jafarian comme figure de proue (...)

Mahnaz Shirali est régulièrement invitée par CNews, Franceinfo ou Sud Radio. Elle aussi colle à un narratif faisant de l’Iran un pays acclamant le retour de Reza Pahlavi. Elle aussi fustige la gauche française et ses intellectuels. (...)

L’extrême droite médiatique en campagne (...)

Quant à la galaxie Bolloré, elle semble tout particulièrement apprécier la famille Pahlavi. (...)

Sur ce sujet comme sur bien d’autres, l’agenda médiatique est travaillé par des entrepreneurs de cause et d’authentiques lobbyistes. Les journalistes n’y sont pas toujours sensibles, et les campagnes n’ont pas toujours autant de succès. On constatera néanmoins que soutenir les impérialismes occidentaux et s’attaquer à la gauche sont des atouts pour être relayé dans les médias dominants… même quand il s’agit de défendre le rétablissement d’une monarchie autoritaire.