"L’ampleur du risque potentiel est considérable"
Le nombre de demandes d’asile déposées par des Iraniens dans l’UE et ses pays voisins est pour le moment assez faible. Ils étaient 8 000 en 2025, très loin derrière les Afghans (117 000) ou les Vénézuéliens (91 000). Et les frappes des États-Unis et d’Israël contre l’Iran n’ont, jusqu’ici, pas provoqué de déplacement massif de population.
L’Iran connaît ces derniers jours d’importants bombardements américains et israéliens. Mais avant même le début du conflit ce week-end, l’agence de l’Union européenne pour l’asile (AUEA) alertait sur le risque d’un "flux de réfugiés" venant d’Iran. Et ce, dans un contexte de baisse générale de la demande d’asile dans l’UE.
"Avec une population d’environ 90 millions d’habitants, même une déstabilisation partielle pourrait générer des flux de réfugiés d’une ampleur sans précédent", souligne le rapport de cette agence spécialisée.
"Le déplacement de ne serait-ce que 10 % de la population iranienne suffirait à rivaliser avec les plus importants flux de réfugiés de ces dernières décennies", écrivent encore les auteurs de l’AUEA dans ce document concocté avant les frappes américano-israéliennes. (...)
Le scénario d’une grande vague de réfugiés iraniens est jusqu’ici "spéculatif" (...)
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a même indiqué avoir échangé sur la question avec le président turc Recep Tayyip Erdogan. Tout comme l’ont fait les 27 ministres des Affaires étrangères de l’UE, lors d’une réunion extraordinaire dimanche. (...)