L’Australie et l’Union européenne ont signé ce mardi 24 mars à Canberra un vaste accord de libre-échange, conclu au terme d’années de négociations pour stimuler le commerce bilatéral. Les deux partenaires sont également convenus de renforcer leur coopération en matière de défense et d’améliorer l’accès européen aux minéraux critiques australiens.
« L’Union européenne et l’Australie sont peut-être géographiquement très éloignées, mais nous ne pourrions être plus proches dans notre vision du monde », a déclaré la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. « Nous envoyons un signal fort au reste du monde : l’amitié et la coopération comptent encore plus en période de turbulences », a-t-elle ajouté.
Les principaux points de discorde, à savoir l’utilisation par l’Australie d’appellations géographiques européennes et l’accès du boeuf australien au marché européen ont été surmontés, permettant un accord après huit ans de négociations. Ce compromis permettra notamment aux viticulteurs australiens d’utiliser le terme « prosecco » sur le marché intérieur, mais ils devront cesser de l’utiliser pour les exportations après 10 ans. L’Australie pourra également continuer d’utiliser certaines appellations géographiques, comme « feta » et « gruyère », lorsque les producteurs utilisent ces noms depuis au moins cinq ans.
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Le quota de boeuf australien autorisé à entrer dans l’UE sera multiplié par plus de dix au cours de la prochaine décennie, (...)
Minéraux critiques et coopération de défense
L’Australie et l’Union européenne ont également conclu un accord visant à améliorer l’accès de l’UE aux matières premières critiques, indispensables à la fabrication de nombreux produits, des batteries aux panneaux solaires. (...)
Les deux partenaires ont également convenus ce 24 mars de renforcer leur coopération en matière de défense face aux « défis de sécurité actuels », ont indiqué l’UE et l’Australie. Ils collaboreront pour « renforcer la coopération dans la sécurité maritime, la cybersécurité, la lutte contre les menaces hybrides et contre la manipulation de l’information et l’ingérence étrangères », a indiqué la Commission européenne dans un communiqué.
L’accord entrera en vigueur après l’approbation du Conseil européen. (...)