L’Europe se retrouve dans le viseur de Human Rights Watch (HRW). Dans son rapport, l’ONG accuse l’Union européenne (UE) exporte des logiciels espions vers des pays qui violent les droits humains. Le rapport ne mentionne pas les entreprises qui ont fourni des outils de surveillance de masse, mais plusieurs États membres sont cités comme ayant autorisé ces exportations.
Human Rights Watch a cherché et obtenu des informations sur l’octroi des licences et sur les expéditions de ces technologies dans chacun des 27 États membres de l’Union européenne. Sont montrés du doigt notamment la Bulgarie, la République tchèque, le Danemark, la Finlande et la Pologne. Leurs gouvernements auraient vendu des logiciels de surveillance à des pays qui ont des antécédents bien documentés de violation des droits humains.
Des écoutes téléphoniques discrètes (...)
Le règlement européen durci (...)
Malgré ce durcissement, l’UE manque à sa mission de contrôle, estime l’ONG. Les États membres doivent prendre en compte, selon elle, que ces logiciels peuvent être utilisés à des fins de répression et demande que les Européens prennent désormais en compte les risques liés à l’utilisation de ce type d’outils. Mais plusieurs pays ont d’ores-et-déjà retoqué sa demande, dont l’Allemagne, la Grèce, l’Italie, l’Espagne et la France.